Le trésor de Nanette Texte intégré
Auteur:
Edition:
frlivre numérique123000118723620 juin 2016Epub zonder kopieerbeveiliging (DRM)
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Résumé
Ce livre contient une table des matières dynamique.
Extrait:
La petite femme de ménage.
Quatre poules, un agneau, trois lapins, c'était toute la fortune de Madeleine, enfant de treize ans, seul appui d'une pauvre veuve qui avait encore deux petits garçons en bas âge. Le père de famille était mort depuis dix-huit mois. La mère avait lutté de toutes ses forces contre le malheur, mais sa santé ébranlée la rendait inhabile aux rudes travaux de la campagne, et d'ailleurs ses jeunes enfants demandaient des soins assidus ; malgré son courage et sa bonne volonté, la misère menaçait la chaumière des orphelins ; ce n'était pas cette misère désespérante des grandes villes ; non, il y avait toujours des roses dans le petit jardin, des parfums dans l'air, un tapis de verdure pour reposer les yeux. Ce n'était pas non plus cette pauvreté hardie qui se plaît à montrer ses haillons et son visage sombre pour attirer la pitié. Brigitte aurait abrégé le temps de son sommeil plutôt que de laisser ses enfants courir dans le village avec des habits déchirés. Au pantalon noir du bon petit Jacques, il y avait une pièce marron parfaitement mise, et qui témoignait en faveur de la ménagère.
Que faire cependant quand on est trop malheureux, quand les forces manquent, quand on sent qu'on ne peut plus suffire aux besoins qui se renouvellent tous les jours ? Faut-il perdre toute confiance ? Non, assurément, puisque la Providence est toujours là ; Brigitte le savait bien.
Un matin, il y eut entre la mère et la fille le dialogue suivant :
' Madeleine, il est tard, lève-toi, ouvre les volets ; je suis tout à fait malade, je n'en puis plus, il faut que tu fasses la petite femme de ménage.
– Me voici, n'aie pas peur, maman, je suis grande à présent, j'ai eu treize ans hier ! Mais qu'as-tu donc ? Comme tu es rouge !
– J'ai plus de fièvre qu'à l'ordinaire.
– Oh ! chère petite mère, attends, je vais me dépêcher, et je te ferai de bonne tisane de notre jardin : tu sais que j'ai fait sécher des violettes pour te guérir ? Et puis, dès que nous aurons un peu d'argent, je te mettrai un petit pot-au-feu, pour toi seule, et tu verras, ce sera comme du velours sur ton estomac.
Extrait:
La petite femme de ménage.
Quatre poules, un agneau, trois lapins, c'était toute la fortune de Madeleine, enfant de treize ans, seul appui d'une pauvre veuve qui avait encore deux petits garçons en bas âge. Le père de famille était mort depuis dix-huit mois. La mère avait lutté de toutes ses forces contre le malheur, mais sa santé ébranlée la rendait inhabile aux rudes travaux de la campagne, et d'ailleurs ses jeunes enfants demandaient des soins assidus ; malgré son courage et sa bonne volonté, la misère menaçait la chaumière des orphelins ; ce n'était pas cette misère désespérante des grandes villes ; non, il y avait toujours des roses dans le petit jardin, des parfums dans l'air, un tapis de verdure pour reposer les yeux. Ce n'était pas non plus cette pauvreté hardie qui se plaît à montrer ses haillons et son visage sombre pour attirer la pitié. Brigitte aurait abrégé le temps de son sommeil plutôt que de laisser ses enfants courir dans le village avec des habits déchirés. Au pantalon noir du bon petit Jacques, il y avait une pièce marron parfaitement mise, et qui témoignait en faveur de la ménagère.
Que faire cependant quand on est trop malheureux, quand les forces manquent, quand on sent qu'on ne peut plus suffire aux besoins qui se renouvellent tous les jours ? Faut-il perdre toute confiance ? Non, assurément, puisque la Providence est toujours là ; Brigitte le savait bien.
Un matin, il y eut entre la mère et la fille le dialogue suivant :
' Madeleine, il est tard, lève-toi, ouvre les volets ; je suis tout à fait malade, je n'en puis plus, il faut que tu fasses la petite femme de ménage.
– Me voici, n'aie pas peur, maman, je suis grande à présent, j'ai eu treize ans hier ! Mais qu'as-tu donc ? Comme tu es rouge !
– J'ai plus de fièvre qu'à l'ordinaire.
– Oh ! chère petite mère, attends, je vais me dépêcher, et je te ferai de bonne tisane de notre jardin : tu sais que j'ai fait sécher des violettes pour te guérir ? Et puis, dès que nous aurons un peu d'argent, je te mettrai un petit pot-au-feu, pour toi seule, et tu verras, ce sera comme du velours sur ton estomac.
Spécifications produit
Contenu
Langue
fr
Version
livre numérique
Date de sortie initiale
20 juin 2016
Format ebook
Epub zonder kopieerbeveiliging (DRM)
Illustrations
Non
Options de lecture
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Autres spécifications
Livre d‘étude
Non
EAN
EAN
1230001187236
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